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Études

Juin, décembre, septembre, mars : les mois où les mandats de syndic se terminent

Sur 500 601 dates de fin de mandat du registre des copropriétés, 26,9 % tombent en juin. Répartition mois par mois et écarts entre grandes villes.

5 novembre 2026 4 min de lecture
Photo : Saggittarius A, CC BY 4.0, Wikimedia Commons

Plus d'un mandat de syndic sur quatre se termine en juin. Sur les 500 601 fiches du registre national des copropriétés qui portent une date de fin de mandat (fichier du 5 novembre 2026), 134 554 tombent en juin, soit 26,9 %. Décembre (16,9 %), septembre (13,9 %) et mars (11,4 %) complètent un calendrier très concentré : ces quatre mois réunissent 69,1 % des échéances.

Le décompte porte sur toutes les fiches munies d'une date de fin du dernier mandat, quel que soit leur statut : en cours, échu, ou « pas de mandat en cours » quand la fiche garde la date d'un ancien mandat. Il décrit donc une habitude de calendrier sur plusieurs années, pas seulement l'année qui vient.

Un mandat sur quatre finit en juin

Mois de fin Mandats Part
Janvier 18 875 3,8 %
Février 15 366 3,1 %
Mars 57 210 11,4 %
Avril 22 111 4,4 %
Mai 20 986 4,2 %
Juin 134 554 26,9 %
Juillet 23 849 4,8 %
Août 12 913 2,6 %
Septembre 69 657 13,9 %
Octobre 21 456 4,3 %
Novembre 18 950 3,8 %
Décembre 84 674 16,9 %

Si les échéances étaient réparties au hasard, chaque mois en compterait environ 8,3 %. Juin en reçoit plus de trois fois plus. Août est le mois le plus creux (2,6 %), suivi de février (3,1 %).

Ce que le calendrier des assemblées laisse supposer

Le registre ne dit pas pourquoi les échéances se regroupent ainsi. Plusieurs pratiques connues de la gestion des copropriétés vont dans le sens de ce profil, sans que les données permettent de mesurer leur poids respectif.

Beaucoup de copropriétés clôturent leurs comptes au 31 décembre et tiennent leur assemblée générale annuelle au printemps. Un mandat voté lors de cette assemblée court souvent jusqu'à l'assemblée qui statuera sur les comptes d'un exercice suivant, souvent fixée par le contrat à une date de fin de printemps ou à la fin juin. Les pics de mars, septembre et décembre peuvent correspondre à d'autres dates de clôture d'exercice (31 mars, 30 septembre) ou à des mandats rédigés en années civiles. Ce sont des hypothèses : une partie des dates déclarées peut aussi être approximative, saisie au dernier jour d'un mois par commodité.

La durée maximale d'un mandat (trois ans) et les étapes d'un renouvellement sont rappelées dans notre guide sur la durée du mandat de syndic.

Le même profil sur les douze prochains mois

Les échéances à venir suivent la même forme. Parmi les mandats en cours, juin 2027 compte 69 762 fins de mandat, décembre 2026 en compte 40 097, septembre 2027 31 641 et mars 2027 26 847. Le détail mois par mois figure dans notre étude sur les 233 097 fins de mandat des douze prochains mois.

Plus loin dans le temps, les volumes baissent mais les pics restent : juin 2028 totalise 19 208 échéances déclarées, contre 2 696 en février 2028. La baisse vient du fait qu'un mandat dure le plus souvent un à trois ans : peu de mandats en cours ont une échéance aussi lointaine.

Des écarts sensibles entre grandes villes

Le registre permet de comparer la part du deuxième trimestre 2027 (avril à juin) dans les fins de mandat attendues d'ici le 4 novembre 2027, ville par ville.

Ville Fins de mandat sous 12 mois Dont avril à juin 2027
Toulouse 4 650 47,6 %
Lyon 5 048 44,5 %
Reims 1 428 43,8 %
Bordeaux 3 434 43,1 %
Paris 24 870 37,9 %
Marseille 7 387 37,1 %
Nancy 1 416 32,2 %
Perpignan 1 150 31,5 %

Paris se distingue par le poids de la fin d'année : 6 320 de ses échéances tombent entre le 5 novembre et le 31 décembre 2026, soit 25,4 % du total parisien, contre 13,2 % à Lyon. Lyon, à l'inverse, concentre 29,5 % de ses échéances au premier trimestre 2027. Ces différences tiennent probablement aux habitudes des cabinets locaux, dont quelques-uns gèrent plusieurs centaines d'immeubles et peuvent caler leurs mandats sur un même calendrier ; le registre ne permet pas de le démontrer.

Pour les syndics comme pour les fournisseurs des copropriétés, la conséquence pratique est simple : la période de mars à juin concentre, d'après le registre, la plus grande part des échéances, donc des assemblées où le mandat du syndic doit être soit renouvelé, soit confié à un autre.

Méthode et source

Registre national d'immatriculation des copropriétés (Anah), fichier quotidien du 5 novembre 2026, sous Licence Ouverte 2.0 (data.gouv.fr). La répartition par mois porte sur toutes les fiches dotées d'une date de fin de mandat, quel que soit le statut du mandat ; les données sont déclaratives et une date non mise à jour après un renouvellement reste comptée à son ancienne valeur.

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